Guillaume de Pontbriand n’est pas qu’un général de l’Armée de Terre à la retraite. Il est aussi un aquarelliste de talent qui consacre désormais son temps à réaliser des tableaux, en ligne ou sur commande : maison de famille, souvenirs de voyage ainsi que des thèmes variés, de la régate en bateau à la course en montagne, de la fantasia poussiéreuse à l’énergie d’un marché provençal, d’une pause-café parisienne aux couleurs chatoyantes des danses espagnoles.
Il dispense également des formations sous forme d’atelier et propose des conférences originales pour illustrer tout en peignant en quoi l’aquarelle peut développer les forces morales.
Parcours artistique

Passionné par le dessin et la peinture à l’eau depuis son plus jeune âge, il découvre l’aquarelle à l’école de guerre, intrigué par la lecture d’un cours de tactique comparant cette discipline artistique à l’art de conduire une bataille. Depuis lors, l’aquarelle devient pour lui comme une deuxième nature. Il multiplie les thèmes, avec le souci de raconter une histoire, de susciter une émotion, d’évoquer une atmosphère.
Sa première participation au salon des peintres de l’armée de Terre en 2023 lui vaut le prix DELPAT.
Réflexion sur l’aquarelle
L’aquarelle est un art parce qu’elle fait appel au cœur autant qu’à l’esprit, parce qu’elle conjugue la pensée et l’action, parce que toute recette lui est fatale. On ne naît pas aquarelliste. On le devient par passion et par une pratique assidue.
L’aquarelle est une discipline merveilleuse qui révèle de façon saisissante le lien profond entre le tempérament et la manière de peindre. C’est aussi un art exigeant qui développe les forces morales et forge le caractère. Elle peut ainsi constituer un chemin de croissance personnel par lequel on vise une certaine forme d’accomplissement, une plénitude d’être.
Pour exprimer les choses avec le maximum d’énergie, une aquarelle doit être réalisée rapidement, nerveusement. Il faut adopter un rythme, ce qui suppose de bien avoir analysé les choses auparavant. Impossible de réussir une aquarelle sans une phase de discernement, sans faire appel à cette sagesse pratique qu’est la prudence ;
Comme il est impossible de corriger une erreur, chaque touche de pinceau devient une prise de risque maximum qui fait osciller entre l’hésitation et la précipitation. L’aquarelle devient une école pour guider ses passions, lutter contre la passivité d’un côté et de l’autre contre l’impatience. Elle exerce ainsi la force et la maitrise de soi ;
La clé de la réussite est de laisser l’aquarelle se développer elle-même sans chercher à la contraindre, en lui laissant cette part de liberté qui lui est due. En cela, elle apprend à pratiquer la justice, vertu indispensable à l’exercice de l’autorité.